Notre constat
Après des années de disette budgétaires, nos laboratoires sont en difficultés.
C’est inquiétant car le rapport Draghi démontre que nous devons tripler nos efforts en R&D pour rester dans la course mondiale et ne pas décrocher vis-à-vis de la Chine et des États-Unis.
Le Think tank autralien ASPI (Australian Strategic Policy Institute) dont il est question dans ce reportage suit à présent 74 technologies critiques.
https://www.aspi.org.au/news/aspis-critical-technology-tracker-june-2026-data-refresh
La France n’apparait plus que dans le top 5 de 4 technologies. L’Europe déloge fréquemment les États-Unis ou la Chine pour s’emparer de la deuxième place mondiale sur 30 technologies.
Pour votre information, l’IA nous aide à faire des percées majeures en ce moment mathématiques et en physiques. En 2025, des modèles d’IA ont atteint le niveau médaille d’or aux Olympiades internationales de mathématiques, en résolvant des problèmes qui exigent raisonnement et créativité. Au-delà des compétitions, l’IA aide désormais à explorer des conjectures et à suggérer des pistes de démonstration. Elle permet aussi de vérifier formellement des preuves grâce à des assistants comme Lean. Des mathématiciens reconnus, comme Terence Tao, y voient un outil capable d’accélérer la découverte.
Médaillé Fields 2026, le Canadien Jacob Tsimerman quitte les mathématiques pour la sûreté de l’IA chez OpenAI, ce qui divise sa communauté. Selon lui, le métier de chercheur en mathématiques est sérieusement remise en cause.
Nos propositions
Soutenir le rayonnement Européen de l’UTT
L’UTT pilote l’alliance EUt+ – Université de technologie européenne pour construire un campus unifié et développer de nouvelles méthodes pédagogiques à l’échelle du continent. Ce travail formidable doit être soutenu !
Soutenir les laboratoires de l’UTT et de l’URCA qui travaillent sur de nouvelles technologies de biocontrôle
Investir dans la recherche sur le biocontrôle est important pour trouver une alternative crédible aux pesticides !
La protection de la qualité de l’eau est un enjeu majeur pour nos territoires ruraux, et elle passe par une transition assumée de nos pratiques agricoles. Les technologies de biocontrôle (micro-organismes, médiateurs chimiques, substances naturelles ou macro-organismes auxiliaires) offrent aujourd’hui des solutions efficaces pour protéger les cultures tout en réduisant drastiquement le recours aux produits phytosanitaires les plus dangereux pour les nappes phréatiques et les cours d’eau.
Il est essentiel de soutenir la recherche publique et privée dans ce domaine, d’accompagner nos agriculteurs dans l’appropriation de ces nouvelles pratiques, et de simplifier les procédures d’homologation qui freinent trop souvent l’arrivée de ces alternatives sur le marché. C’est en conciliant exigence environnementale et pragmatisme agricole que nous préserverons durablement la ressource en eau, sans sacrifier la compétitivité de notre agriculture.
Soutenir les laboratoires qui travaillent sur la lutte contre la flavescence dorée ou sa détection
La flavescence dorée est une maladie grave de la vigne, causée par un phytoplasme (une bactérie sans paroi cellulaire) transmis par un insecte vecteur, la cicadelle Scaphoideus titanus. Une fois infectée, la plante présente des symptômes caractéristiques : jaunissement ou rougissement du feuillage selon les cépages, enroulement des feuilles, dessèchement des grappes et absence de lignification des rameaux, qui restent souples et retombants. Sans traitement, la maladie se propage rapidement au sein du vignoble et peut conduire au dépérissement puis à la mort du pied de vigne, sans qu’aucun remède curatif n’existe à ce jour. Classée comme organisme de quarantaine, la flavescence dorée fait l’objet d’une lutte obligatoire en France : prospection systématique des parcelles, arrachage des ceps contaminés et traitement insecticide contre le vecteur dans les zones où la maladie est présente. Cette contrainte, bien que nécessaire à la sauvegarde du vignoble, pose la question de l’accompagnement des viticulteurs et de la recherche d’alternatives moins dépendantes des insecticides pour contenir la propagation de l’insecte vecteur.
La flavescence dorée est une maladie de la vigne sous haute surveillance : https://www.lunion.fr/id827276/article/2026-09-11/le-meilleur-moyen-cest-le-preventif-la-champagne-plongee-en-pleine-prospection
En effet, un épisode plus ancien a laissé des traces profondes dans les mémoires : il s’agit de la crise du phylloxéra, survenue en France dans la seconde moitié du XIXe siècle, et qui a détruit près de 2,5 millions d’hectares de vignes et a failli anéantir la viticulture européenne.
Soutenir les laboratoires qui travaillent sur la lutte contre la jaunisse de la betterave
Dans notre région, l’activité sucrière est importante et le virus qui provoque la jaunisse de la betterave fait beaucoup de dégâts.
https://ephytia.inrae.fr/fr/C/22590/Vigi-Semences-Jaunisses-virales-de-la-betterave
Il est essentiel de travailler sur d’autres approches qui permettent d’enrayer ce fléau sans pour autant mettre en péril les insectes pollinisateurs et la santé humaine (les agriculteurs sont en première ligne).
Par exemple, les pucerons qui transmettent le virus sont fortement ralentis par la présence d’orge à proximité.