Réindustrialisation

Illustration : réindustrialisation

Notre constat

En 40 ans, entre 1980 et 2020, la part de l’industrie manufacturière dans le PIB français a été divisée par 2. Elle représente 10% du PIB alors qu’en Allemagne, cette part oscille entre 21% et 23%.

Les conséquences de cette décroissance industrielle sont :

  • Beaucoup trop de produits importés car fabriqués à l’étranger ;
  • Beaucoup trop de produits transportés sur de longues distances donc générateurs de gaz à effet de serre ;
  • Moins d’emplois en France ;
  • Une balance commerciale déséquilibrée en faveur des pays qui fabriquent les produits ;
  • Des comptes publics en difficultés car moins d’entreprises et moins de valeur ajoutée ;
  • Des territoires en déprise, qui subissent un déclin progressif de leur population, de leurs activités économiques et de leurs services ;
  • Une France qui s’appauvrit.

Il est donc vital de réindustrialiser le pays et cela fait consensus dans toute la classe politique.

Nos propositions

Par contre, là où il y a des divergences, c’est dans la manière de le faire.

Il y a tellement de friches industrielles disponibles qu’il n’est pas nécessaire de raser des forêts ou d’artificialiser des terres agricoles.

Il est nécessaire de conditionner les aides à la réindustrialisation à des exigences de sobriété en émissions dès la conception des sites pour protéger la qualité de l’air et aussi éviter les pollutions du sol et de l’eau par ruissellement.

Il est aussi nécessaire de gagner la confiance des riverains en mettant en place des systèmes d’analyse en temps réels capables de détecter des pollutions. Nous avons fait d’énormes progrès durant ces dernières décennies et ce type de réseau de détection à base d’IoT est relativement peu cher.

Il y a aussi des questions de gouvernance à régler. Par exemple, on ne peut pas demander à un industriel de s’auto certifier bon élève en matière de pollution. Il doit y avoir des contrôles et les sanctions doivent être dissuasives.

Cette réindustrialisation doit être coconstruite avec les élus, les centres de formation et les syndicats car ce n’est pas seulement une question d’investissement. Il y a des questions d’aménagement du territoire et de compétences à prendre en compte.

Made in France : produire en France